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Prendre en compte l’environnement d’une tumeur

Vignette du numéro 268 de Janvier 2017

Article publié dans le numéro 268 de Janvier 2017
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Avec 43 000 nouveaux cas déclarés chaque année en France, le cancer du côlon est le deuxième plus fréquent chez la femme et le troisième chez l’homme. Il est un cheval de bataille des chercheurs du laboratoire Interactions hôte-greffon / tumeur & ingénierie cellulaire et tissulaire, où Marine Jary, également oncologue au CHRU de Besançon, travaille à la détermination de marqueurs pronostiques pour aider au choix de la stratégie thérapeutique la mieux adaptée aux patients. « La progression du cancer est autant liée à l’environnement de la tumeur qu’à la tumeur elle-même : l’analyse des biomarqueurs qui caractérisent cet environnement est essentielle pour proposer les traitements les plus efficaces. »

Un essai clinique nommé CLAVSYN, piloté par le laboratoire bisontin, va très prochainement démarrer en France auprès de 177 patients. La détermination de deux marqueurs pronostiques, le LDH et le Syndecan I, sera systématique auprès de ces personnes. « Un taux simultanément élevé de ces deux paramètres signifie une forte agressivité de la maladie. » CLAVSYN permettra ainsi de cibler la population de patients à qui il convient de proposer des chimiothérapies intensifiées. Dans tous les cas, les données de survie et de qualité de vie seront enregistrées pour valider la preuve du concept. L’essai clinique bénéficie également de l’expertise de l’entreprise bisontine DIACLONE, qui a spécialement développé des kits Elisa certifiés CE pour l’analyse en routine du Syndecan I.

Les résultats de CLAVSYN devraient être connus dans quatre ans et marquer une avancée notable dans la personnalisation des traitements, qui s’avère particulièrement judicieuse dans le cas du cancer du côlon. Les spécialistes ont en effet beaucoup progressé dans la compréhension de la maladie et la proposition de solutions thérapeutiques, ce qui signifie aujourd’hui un plus grand nombre de rémissions, même dans le cas de cancers métastatiques.

Mais si de tels programmes sont de bon augure pour la prise en charge du cancer du côlon, Marine Jary insiste sur l’importance du dépistage, qui le premier, donne les meilleurs espoirs de guérison…

Contact :

Marine Jary

Laboratoire Interactions hôte-greffon / tumeur & ingénierie cellulaire et tissulaire

Établissement français du sang Bourgogne - Franche-Comté / Université de Franche-Comté / INSERM

Tél. +33 (0)3 81 47 99 99