Université de Franche-Comté

[Nomination]

Deniz Gyger Gaspoz reprend le flambeau à l’université de Neuchâtel

Respecter les héritages de ses prédécesseurs, s’engager pour la défense des savoirs, s’adapter à un monde en mutation : Deniz Gyger Gaspoz se tourne du passé vers l’avenir pour envisager son mandat de rectrice de l’université de Neuchâtel.

Nommée à ce poste le 1er février dernier pour un mandat de quatre ans reconductible, Deniz Gyger Gaspoz est titulaire d’un doctorat en lettres et sciences humaines, qu’elle a réalisé au sein de l’Institut de psychologie et éducation de l’alma mater neuchâteloise.

Ses activités d’enseignement et de recherche, puis de gouvernance, dans plusieurs hautes écoles romandes lui donnent une bonne connaissance du paysage suisse de l’éducation et du système FRI (Formation, recherche, innovation), ainsi que d’un fonctionnement régi par la loi fédérale sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE) : la loi est entrée en vigueur en 2015, en vue de « créer un espace suisse d’enseignement supérieur comprenant des types différents de hautes écoles, mais de même niveau ».

Hautes écoles universitaires, spécialisées et pédagogiques sont les composantes principales de ce paysage. Des écoles qui doivent aujourd’hui faire face à la fragilisation de leur système de financement, notamment en raison des restrictions budgétaires annoncées par la Confédération.

Deniz Gyger Gaspoz se dit prête à engager la réflexion avec la communauté universitaire pour pallier le fléchissement des contributions fédérales de l’État suisse et trouver des solutions, et loue à cette occasion la gestion de son prédécesseur, Killian Stoffel, qui au terme de douze ans de gouvernance, laisse l’université de Neuchâtel dans une « situation financière saine ».

La démocratie au quotidien

La rectrice entend continuer à défendre l’accès à tous à l’enseignement supérieur. « L’UniNE est en Suisse l’une des universités qui accueillent le plus grand nombre de first generations, ces étudiants dont les parents n’ont pas fait d’études ».

Pour elle, favoriser le débat et le dialogue, ouvrir l’enseignement à l’apprentissage par l’erreur ou encourager la formation tout au long de la vie font partie d’orientations fondamentales et humanistes que la taille de l’établissement, comptant quelque 4 500 étudiants, aide à mettre en pratique.

Deniz Gyger Gaspoz pointe sa volonté, « plus que nécessaire dans la situation mondiale actuelle », de s’engager pour défendre les productions de la recherche scientifique et encourager les valeurs démocratiques dans l’établissement qu’elle dirige.

Avec son équipe, elle souhaite émettre des propositions pour que l’université soit en phase avec les changements d’aujourd’hui : c’est adapter l’offre de formation pour le futur des métiers, notamment impacté par l’essor de l’intelligence artificielle générative, ou favoriser l’innovation pédagogique.
« Tenir compte de cet environ­nement en mutation signifie aussi préparer nos étudiants à faire preuve d’engagement, d’esprit critique et d’agilité. »

À l’externe, Deniz Gyger Gaspoz veut continuer à positionner l’université aux niveaux national et international, tout en renforçant sa présence dans les écosystèmes régionaux. Le futur bâtiment Univers, qu’elle devrait inaugurer au cours de son mandat, est à ce titre un exemple concret d’ouverture sur la ville, le canton, et même l’Arc jurassien dans son ensemble.

Les choix et orientations de Deniz Gyger Gaspoz et de son équipe seront prochainement exposés dans un plan d’inten­tions définissant des objectifs sur quatre ans, et par ailleurs inscrits dans une vision pour l’UniNE sur dix ans (2028-2038), une projection demandée par la LUNE, la loi cantonale sur l’université de Neuchâtel.

Crédit photos : Mario Cafiso – UniNE
Légende photo 2 : Faculté des sciences – Université de Neuchâtel
Contact(s) :
Université de Neuchâtel
Secrétariat du Rectorat
Tel : +41 (0)32 718 10 20
retour