Université de Franche-Comté

« Le port fluvial de Gray »

En 1285, on  embarque à Gray des barils de farine, de l’avoine et du vin pour l’expédition d’Aragon, et en 1374, la papauté d’Avignon loue des greniers dans la cité comtoise, aux portes du plus grand stock de céréales de la province. Aux XVIe et XVIIe siècles, le bois, les vins, les produits métallurgiques, les fromages même, produits par la province, sont en grande partie exportés depuis le port de Gray. Vingt mille chevaux y sont employés en 1815, et en 1830 « le prix fixé des blés, du Var aux Pyrénées-Orientales, résulte de la moyenne des mercuriales des marchés de Marseille, Lyon, Toulouse et Gray ». Autant d’exemples attestant la vitalité du port de Gray et l’importance des échanges dans la région depuis le Moyen Âge, et dont témoigne cet ouvrage.

vue du port de Gray au XIXe siècle

Vue de la ville depuis le milieu du port de Gray, XIXe siècle

Laurence Delobette et Paul Delsalle sont tous deux enseignants-chercheurs en histoire à l’université de Franche-Comté, respectivement au laboratoire des Sciences historiques et au laboratoire Chronoenvironnement. Ils ont dirigé l’édition de ce livre riche en informations et en illustrations sur la construction des ouvrages de génie civil et fluvial qui accompagne l’essor du port, les échanges commerciaux, les voies de navigation, les métiers, les bateaux, les taxes et les droits de douane…, qui réunit les contributions à un colloque organisé dans l’intention de faire sortir de l’oubli cet aspect important, mais méconnu, de l’histoire de la ville comtoise. De périodes fastes en épisodes de déclin, le port de Gray connaîtra une activité certaine jusqu’au milieu du XXe siècle, où il est reconverti en port de plaisance.

Delobette L., Delsalle P. (sous la direction de), Le port fluvial de Gray du Moyen Âge à nos jours, éditions Franche-Bourgogne, 2015.

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