Université de Franche-Comté

La gare TGV de la capitale de la précision s’offre une œuvre horlogère monumentale

« La Matrice », c’est ainsi que Philippe Lebru, dirigeant de la société UTINAM à Besançon, a baptisé l’horloge qu’il a créée pour la nouvelle gare TGV Besançon / Franche-Comté. En empruntant la salle des pas perdus, les voyageurs ne manqueront pas de saluer cette œuvre colossale, symbole de la tradition horlogère de la capitale comtoise.

 

 

Nul ne le contestera, « La Matrice » en impose ! Tout d’abord par le gigantisme de son mouvement. L’objet témoigne en effet de proportions impressionnantes : le pendule mesure 6,23 m de haut ; les roues, de 1 à 3 m de diamètre, sont au nombre de quatre : roue d’heure, de minute, roues et pignon de friction ; la masse de l’ensemble est estimée à la bagatelle de 5,5 t ! Sa réalisation aussi est une véritable prouesse technico-artistique et combine mouvements circulaire, pendulaire et vertical.

  

Made in Franche-Comté

« Il s’agit peut-être de la plus grande œuvre au monde liée à la mesure du temps, à l’intersection des savoir-faire de la région » explique Philippe Lebru. Elle représente l’excellence dans les domaines du ferroviaire, de la tradition horlogère et de la mécanique, la réalisation ayant fait appel à quasiment tous les métiers de cette dernière spécialité : découpage laser et jet d’eau, emboutissage, polissage, usinage, tournage, fraisage, montage aérien (acrobate), réglage, ajustage, mécanique de précision, ingénierie BE, automatisme…

 

« L’heure prend une dimension transportée, son écrin est la gare » reprend son créateur. Un ouvrage commandé par la Ville de Besançon, qui doit sa naissance à l’exemplarité du mécénat privé exclusivement franc-comtois, au concours de la Fondation du patrimoine et à la mobilisation d’une dizaine de sous-traitants, là encore francs-comtois.

 

 

La symbolique d’un « cœur qui bat » pilotée par l’IPV

« La Matrice » ou « horloge mère » symbolise l’origine du temps. Sa fonction consiste à donner vie à la rotation des roues ; l’action du mouvement du balancier est maître. Il dirige l’échappement, appelé aussi « cœur de l’horloge », la lumière, le son… L’échappement, par son rythme stable, fournit les impulsions nécessaires au fonctionnement du système. Quant à la source d’énergie de l’horloge, elle provient symboliquement d’un rotor de TGV de 400 kg,originaire de l’usine Alstom d’Ornans, greffé sur l’ensemble. Symboliquement, car tous les mouvements sont animés de manière fictive ! Les horloges du réseau ferroviaire sont réellement administrées par le système de gestion de l’heure de l’entreprise Bodet, qui contrôle de la même façon les autres gares de France.

 

À Besançon, le châssis de « La Matrice », charpente porteuse de l’horloge mère, sera intégré à même la structure de la gare. Le pilotage de la mise en route du balancier de 1 m de diamètre et l’entretien de son mouvement ont été confiés à l’IPV. « Un défi de taille lié à la synchronisation de la roue d’échappement de 1,44 m de diamètre et de son ancre » assure Olivier Lehmann, ingénieur et chef de projet en charge de la définition du système de pilotage permettant de simuler l’opération du remontoir, autrefois assurée par la descente d’un contrepoids que l’on remontait périodiquement et manuellement.

 

 

Contact : Susane Angers

Service communication

Institut Pierre Vernier

Tél. (0033/0) 3 81 40 57 08

 

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