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Nouvelles formations : un succès pour UBFC

Vignette du numéro 274 de Janvier 2018

Article publié dans le numéro 274 de Janvier 2018
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L’enseignement prend de nouvelles tonalités dans le supérieur. Davantage lié à la recherche, résolument tourné vers l’international, volontiers associé au tissu économique, il voit l’évolution s’opérer de la licence au doctorat, dans le but de donner de meilleurs atouts encore aux étudiants, de rendre plus visibles et plus attractives les formations dispensées, et d’afficher clairement les compétences de toute une région.

Vecteurs de cette philosophie, deux projets portés par UBFC viennent d’être élus au titre du troisième Programme d’investissements d’avenir (PIA3). En cohérence avec les laboratoires et équipements d’excellence, les initiatives pédagogiques et enfin le grand projet I-SITE-BFC, tous labellisés lors des deux premiers PIA, les programmes RITM-BFC et EIPHI entendent insuffler une dynamique nouvelle et ambitieuse à la formation. La ligne claire adoptée par UBFC et ses établissements continue de dessiner les nouveaux contours de l’enseignement supérieur en Bourgogne - Franche-Comté.

 

RITM-BFC, une nouvelle partition pour la formation

étudiants UTBM

© Marc Barral Baron / UTBM

Réussir, c’est le mot clé du projet pédagogique RITM-BFC, pour « Réussir - innover - transformer en Bourgogne - Franche-Comté », fraîchement élu au titre du PIA 3. RITM-BFC va ponctuer d’une nouvelle manière la marche de tous les établissements concernés. Poursuivre des études longues, s’insérer dans la vie professionnelle au terme d’un cursus court, revenir à l’enseignement supérieur après une interruption d’études, changer d’orientation, viser l’international…, les ambitions affichées par le concept de réussite sont nombreuses. Dans le projet porté par UBFC, elles sous-tendent la mise en place de parcours individualisés en licence pour mieux répondre à la diversité des publics étudiants, un accent mis sur la formation tout au long de la vie, et une plus grande synergie des établissements entre eux et avec le monde socio-économique. « Certains dispositifs existants, et qui ont déjà fait leurs preuves, seront développés, et les nouvelles actions proposées feront l’objet d’évaluation et de partage si leur pertinence est confirmée », souligne Khadija Chahraoui, vice-présidente déléguée à la coordination de la formation et de l’insertion professionnelle à UBFC, en charge du projet.

RITM-BFC se décompose en six grands mouvements : l’orientation et l’insertion à l’arrivée à l’université, comprenant journées d’intégration, tutorat, visites de laboratoires ou d’entreprises ; la création d’unités transversales en licence ayant trait à la citoyenneté, à la sensibilisation à la recherche, à l’entrepreneuriat… ; le renforcement des liens entre formation et recherche, supposant stages en laboratoire, projets à l’international ou encore création d’Open Labs ; la valorisation de l’engagement des enseignants-chercheurs ; l’enracinement de la culture de la formation tout au long de la vie grâce à des séquences de retour en formation pour jeunes diplômés, des séminaires et des rencontres partagées entre étudiants et enseignants ; enfin la création d’un accélérateur de la transformation pédagogique (ATP), une plateforme ressource dédiée à l’innovation pédagogique, fortement soutenue par la recherche en sciences de l’éducation, de l’information… « La force du projet réside dans l’engagement collectif dont il fait preuve », témoigne Khadija Chahraoui. Administrateurs, responsables de formation, d’orientation ou de dispositifs pédagogiques, enseignants-chercheurs, étudiants, acteurs socio-économiques…, tous ont participé à l’élaboration d’un projet volontairement fondé sur l’expérience de terrain.

RITM-BFC fait partie des dix-sept projets retenus sur soixante-six proposés au titre de l’action « Nouveaux cursus à l’université » du PIA 3. Il est le sixième mieux doté, avec un montant de 11 158 000 euros sur dix ans.

 

EIPHI, une Graduate School à la française

Si masters et doctorats sont une suite possible et logique à la licence, il s’agit avec EIPHI de donner davantage de cohérence à l’ensemble d’un cursus en insistant sur le lien entre enseignement et recherche, à la manière des Graduate Schools anglo-saxonnes. « L’idée est de donner aux formations, plus tôt et de manière plus affirmée, une part de créativité qui est propre à la recherche », explique Laurent Larger, directeur de l’Institut FEMTO-ST et porteur du projet EIPHI pour UBFC. La découverte et l’exploration doivent s’ajouter à l’apprentissage des connaissances, une condition sine qua non pour favoriser l’esprit d’innovation dont le monde d’aujourd’hui, en perpétuel mouvement, a besoin.

EIPHI, dont la traduction française de l’acronyme est « ingénierie et innovation au travers des sciences physiques, des hautes technologies et de l’interdisciplinarité » est donc un projet émanent de la recherche, au service de la formation. Il est piloté par l’Institut FEMTO-ST et par l’ICB (Institut Carnot de Bourgogne), dont il englobe toutes les disciplines de recherche. Il est directement lié au LabEx ACTION, laboratoire d’excellence dédié aux systèmes intelligents intégrés dans la matière, auquel il assure un prolongement. Il s’intègre au premier des trois axes du projet I-SITE-BFC, qui comporte, outre la thématique des systèmes intelligents, celle des matériaux avancés et des ondes au sens large. Ces références scientifiques reconnues à l’international ont aidé le projet EIPHI à gagner en légitimité.

étudiants EIPHI

© Ludovic Godard / UFC - Institut FEMTO-ST

                   Concrètement, les programmes pédagogiques prendront cinq orientations : sciences physiques, mathématiques et applications ; structures & systèmes intelligents ; énergie ; science des matériaux ; informatique. Afin de favoriser l’interdisciplinarité, chaque étudiant inscrit dans l’un de ces parcours devra obligatoirement suivre des modules d’enseignement issus d’un autre parcours et s’investir dans des travaux en laboratoire et en entreprise en lien avec cet axe complémentaire. À noter que les CMI1, les Cursus master ingénierie créés à l’université de Franche-Comté sur ces problématiques, seront automatiquement associés à ces trajectoires pour ceux qui sont dans le périmètre scientifique d’EIPHI. Enfin cette Graduate School est bien sûr très fortement orientée vers l’international, notamment grâce à la mise en place de masters internationaux2, de séjours recherche pour les étudiants et un recrutement en master et doctorat largement ouvert à l’international.

« Il s’agit de donner les moyens à nos étudiants d’opter pour les choix qui leur conviennent. Les plus motivés pourront se diriger vers un doctorat après une formation de haut niveau dont l’équilibre, entre acquisition de connaissances indispensables et sensibilisation à l’innovation par la recherche, donnera les mêmes atouts professionnels aux titulaires d’une licence ou d’un master labellisé EIPHI », conclut Laurent Larger. EIPHI est l’une des vingt-neuf Écoles universitaires de recherche retenues au titre du PIA3, sur cent quatre-vingt-onze dossiers présentés. Il est doté d’un budget de 7 386 000 € sur dix ans.

Avec ce double succès, UBFC s’impose aux côtés des autres lauréats d’un même doublé au PIA3 (Paris, Strasbourg, Bordeaux, Toulouse, Grenoble et Nice), marquant ainsi des points importants dans son objectif de montée en visibilité nationale et internationale.

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1 Les Cursus master ingénierie concernés sont les CMI PICS (Photonique, micro- et nanotechnologies, temps-fréquence) ; S-CUBE (Structures et systèmes intelligents), H3E (Énergie, hydrogène et efficacité énergétique) ; Informatique.

 

2 Cf en direct n°273, novembre-décembre 2017

Contact :

Khadija Chahraoui - UBFC – Université Bourgogne - Franche-Comté - Tél. +33 (0)3 63 08 26 50

Laurent Larger - Institut FEMTO-ST - UFC / ENSMM / UTBM / CNRS - Tél. +33 (0)3 63 08 24 02